Jair do Cavaquinho

Jair de Araújo Costa

Chez Jair do Cavaquinho, tout commence par un geste simple : celui des doigts sur les cordes. Autodidacte, il apprivoise le cavaquinho comme on apprend une langue dans la rue, au cœur de Rio, avec la Portela en toile de fond depuis l’enfance. D’abord tamborim à la main, puis musicien complet, il s’impose sans bruit.

Son samba tient dans ce mélange de rigueur et de relâchement, nourri par les rodas et les nuits du Zicartola. Il joue, compose, danse même — le miudinho, précis, presque intime. Dans les années 1960, on le retrouve aux côtés de Nelson Cavaquinho ou Zé Kéti, au sein de groupes comme A Voz do Morro, où le samba traditionnel reprend souffle.

Peu d’enregistrements, longtemps. Mais des chansons qui circulent, comme "Vou Partir" ou "Enquanto a Cidade Dorme". Et puis cette fidélité à la Portela, jusque dans "Treze naus", en 1969, quand le carnaval devient aussi affaire de mémoire.

Tous les sambas de Jair do Cavaquinho :