Noite Ilustrada
Mário Sousa Marques Filho
“Volta por Cima” suffit souvent à situer Noite Ilustrada. Une façon de chanter le samba sans détour, avec une tension retenue, presque sèche. Le morceau explose en 1963, suivi de “A Flor e o Espinho”. Deux titres, et déjà une place bien à part.
Avant ça, il y a Rio, une enfance heurtée, puis les premiers contacts avec le samba autour de Mangueira et de la Portela. Ensuite São Paulo, où il s’installe et enregistre dès la fin des années 1950. Sa voix circule vite, portée par des répertoires solides, souvent signés Nelson Cavaquinho ou Guilherme de Brito.
Noite Ilustrada ne cherche pas à en faire trop. Il tient la ligne, guitare en main, dans un samba direct, sans effet. Même ses débuts, avec “Cara de Boboca”, annoncent déjà cette économie.
Il continue d’enregistrer pendant des décennies, entre São Paulo et Recife. Et jusqu’au début des années 2000, cette voix reste reconnaissable dès les premières mesures.