Beto Sem Braço

Laudeni Casemiro

À Madureira, le nom de Beto sem Braço circule d’abord à lmpério Serrano. Pas seulement comme compositeur : aussi dans la batterie, qu’il dirige pendant des années. Le samba s’apprend là, dans le rythme avant les mots.

Il écrit pourtant très tôt. “Ai Que Vontade”, chanté par Oswaldo Nunes, ouvre une porte plus large. Mais c’est avec les enredos que son écriture prend toute sa dimension. “Bumbum Paticumbum Prugurundum”, en 1982, reste lié à cette manière directe, presque orale, de faire avancer une école entière.

Autour de lui, les connexions sont constantes. Almir Guineto, Arlindo Cruz, Zeca Pagodinho. Le pagode des années 1980 passe aussi par ces rencontres, ces chansons écrites à plusieurs mains, souvent dans l’urgence et la proximité.

Il compose sans se mettre en avant. Même après la perte de son bras droit dans l’enfance, il reste dans le mouvement, au cœur du samba. À Rio, jusqu’à sa disparition en 1993, son nom reste attaché à la Serrinha et à ses nuits de répétition.

Tous les sambas de Beto Sem Braço :

Ô Irene

Interprète : Fundo de Quintal

Compositeur : Beto Sem Braço

Ô Irene, ô Irene, Vá buscar o querosene Pra acender o fugareiro Eu disse mel, alfavaca Feitos do…