Pedrinho da Flor

Pedro de Abreu Maciel

À Rio, certains parcours passent d’abord par les blocos avant de toucher les grandes écoles. Pedrinho da Flor vient de là. De Flor da Mina do Andaraí, surtout, où il ne fait pas que chanter : il organise, dirige, s’implique au point d’en devenir président.

Repéré par Almir Guineto au Cacique de Ramos, il entre dans un réseau où le samba circule vite. Avec Zeca Pagodinho ou Arlindo Cruz, il écrit sans quitter ce lien direct avec le terrain, celui des répétitions, des concours, des nuits de préparation.

Le samba-enredo devient alors un espace naturel. Victoire au Salgueiro en 1990, puis bien plus tard en 2022 : entre les deux, des années à composer, souvent à plusieurs, avec Adalto Magalha ou Gelcy do Cavaco. Ses chansons — “Sob os olhos de Oxalá”, “Sede de amor” — gardent cette énergie de groupe.

Chez lui, le samba ne se pense pas seul. Il se construit dans le collectif, entre bloco, école et quartier, là où la musique brésilienne reste une affaire partagée.

Tous les sambas de Pedrinho da Flor :