Moacyr Luz

Moacyr da Luz Silva

Le lundi, à Rio, le samba ne se repose pas. Il passe par le “Samba do Trabalhador”. Et au centre, il y a Moacyr Luz. Une roda devenue un point de repère, presque une extension naturelle de son travail de compositeur.

Avant ça, il écrit déjà beaucoup. Dès la fin des années 1970, ses chansons circulent, portées par d’autres voix. Puis les siennes. “Samba da Cidade”, “Eu Só Quero Beber Água”. Toujours cette façon de raconter Rio sans décor inutile, entre bar, rue et mémoire.

Avec Aldir Blanc, le lien est décisif. Les textes prennent une autre densité, plus narrative, parfois plus sèche. Il travaille aussi avec Martinho da Vila, Zeca Pagodinho ou Beth Carvalho, sans jamais quitter ce territoire du samba de raiz.

Il compose pour le carnaval, pour la télévision, pour les autres. Mais c’est dans la roda que tout revient. Guitare, chœur, tables serrées. Le lundi continue, semaine après semaine, au Clube Renascença.

Tous les sambas de Moacyr Luz :