Paulo César Pinheiro

Paulo César Francisco Pinheiro

Chez Paulo César Pinheiro, tout commence par les mots. Très tôt, à Rio, il écrit pour d’autres voix avant de prendre la sienne. Le samba devient son terrain, mais jamais seul : avec Baden Powell, il construit des chansons où la poésie ne cherche pas à briller, elle s’installe. “Samba do perdão”, “Lapinha” — des lignes simples, mais tenaces.

Il avance ainsi, de partenariat en partenariat. João Nogueira, Dori Caymmi, Guinga. À chaque fois, une manière différente de poser ses textes sur la musique brésilienne. Son écriture circule aussi chez Maria Bethânia, Elis Regina, Elizeth Cardoso. Elle s’adapte sans se diluer.

Avec Clara Nunes, le lien dépasse la scène. Leurs chansons portent autre chose, une mémoire, une spiritualité qui traverse le samba sans effet appuyé.

Plus de deux mille titres. Et toujours cette impression que le centre n’est pas la mélodie, mais ce qui se dit à voix basse entre les mots, quelque part entre la rue et la poésie.

Tous les sambas de Paulo César Pinheiro :