Clara Nunes

Clara Francisca Gonçalves Pinheiro

Chez Clara Nunes, le samba passe par Portela. Pas comme un décor, mais comme une source. Elle chante les compositeurs de l’école, les habite, leur donne une ampleur nouvelle sans jamais les lisser.

Arrivée de Minas Gerais dans les années 60, elle met du temps à trouver sa voie. Puis quelque chose bascule au début des années 70. “Clara Clarice Clara”, “Alvorecer”, et surtout “Claridade” : le samba devient central, ancré, porté par une voix claire qui ne force rien. “O Mar Serenou” ou “Portela na Avenida” avancent avec cette évidence.

Autour d’elle, des noms circulent — Paulinho da Viola, João Nogueira, Chico Buarque — mais elle garde une ligne bien à elle. Blanche sur scène, souvent, en lien avec l’umbanda, elle installe une présence singulière dans la musique brésilienne, entre rituel et interprétation.

Elle est aussi la première à dépasser les 100 000 ventes pour un album de samba. Un seuil discret, mais réel.

En 1983, à Rio, une opération tourne mal. Elle avait 40 ans.

Tous les sambas de Clara Nunes :