Guará

Guaracy Sant’anna

“Sorriso Aberto” a fini par éclipser le reste. Quand Jovelina Pérola Negra l’enregistre en 1988, le samba prend une autre ampleur. Derrière cette joie immédiate, il y a pourtant l’écriture de Guara, plus nuancée, plus retenue à l’origine.

Guaracy Sant’anna écrit comme on parle dans les rodas, sans chercher à polir. Ses sambas circulent entre pagode, partido alto et samba-enredo, portés par d’autres voix — Neguinho da Beija-Flor, Almir Guineto — qui les installent dans le paysage sans toujours mettre son nom en avant.

À Engenho da Rainha, il compose, travaille, vit entre musique et métier de policier. Trois Estandartes de Ouro d’affilée pour ses enredos : dans les écoles de samba, on sait ce qu’il vaut.

Sa discographie reste mince, ses propres interprétations presque en retrait. Mais ses chansons continuent de tourner, parfois sans signature claire. Guara meurt en 1988, à Rio, laissant derrière lui des sambas qui circulent encore sans toujours dire d’où ils viennent.

Tous les sambas de Guará :