Jovelina Perola Negra

Jovelina Farias Belfort

Au Cacique de Ramos, les voix se croisent, les refrains tournent, et Jovelina Pérola Negra s’impose sans forcer. Aux côtés de Zeca Pagodinho, Arlindo Cruz ou Fundo de Quintal, elle ne cherche pas à lisser le samba. Elle le garde rugueux, vivant, ancré dans le partido-alto.

Sa voix accroche. Un grain rauque, presque parlé par moments, qui porte des titres comme “Feirinha da Pavuna” ou “Bagaço da Laranja”. L’improvisation fait partie du geste. Elle répond, relance, coupe. On est dans la roda, pas sur une scène distante.

Elle arrive tard dans l’industrie. Plus de quarante ans. Avant, il y a les petits boulots, la vie à Rio, l’Império Serrano en toile de fond. Puis le disque “Raça Brasileira” en 1985, et tout s’accélère.

Avec Beth Carvalho ou Dona Ivone Lara, le lien est naturel. Même exigence, même rapport direct au samba. Jovelina, elle, garde toujours cette manière de chanter comme si le cercle ne s’était jamais arrêté.

Tous les sambas de Jovelina Perola Negra :