Maria Rita

Maria Rita Carvalho Costa

“A Festa” arrive sans prévenir en 2003. Une voix posée, grave, déjà sûre d’elle. Maria Rita prend le micro tard, mais sans détour. Fille d’Elis Regina, oui — mais elle choisit d’entrer par le répertoire, pas par l’ombre.

Très vite, elle glisse vers le samba. “Samba Meu”, puis “Tá Perdoado”, “Coração em Desalinho”. Le rythme s’installe, plus direct, plus physique. Sur scène, ça respire autrement. Avec Arlindo Cruz ou Zeca Pagodinho, elle trouve un espace moins policé que la MPB de ses débuts.

Sa manière de chanter reste centrale. Une voix de contralto, dense, qui tient la note sans la forcer. Elle peut passer de “Cara Valente” à “Encontros e Despedidas” sans chercher l’effet.

Les hommages à Elis reviennent plus tard, dans “Viva Elis” ou “Redescobrir”. Cette fois, elle s’y confronte frontalement. Entre-temps, elle a installé son propre rapport au samba, entre précision et abandon.

Tous les sambas de Maria Rita :